Pourquoi l’Église Cité de Refuge ne célèbre pas Pâques comme les autres ? L’apôtre Dr Mushagalusa Caleb explique

Pourquoi l’Église Cité de Refuge ne célèbre pas Pâques comme les autres ? L’apôtre Dr Mushagalusa Caleb explique

Alors que de nombreuses églises à travers le monde chrétien se sont rassemblées ce week-end pour célébrer la fête de Pâques avec faste, chants et cérémonies spéciales, l’Église Cité de Refuge, elle, a choisi un tout autre chemin. Pas de décorations particulières, ni de programmes spéciaux dédiés à la résurrection. Et ce choix assumé a été l’objet d’une explication publique lors du culte dominical du 20 avril 2025.

Dans un message à la fois biblique et tranchant, l’apôtre Dr Mushagalusa Caleb représentant du prophète Mulindwa Jules dans la province du Nord-Kivu, a clarifié la position de l’église sur les fêtes dites chrétiennes, en particulier Pâques et Noël. Dès le début, il a dit clairement : « Il est temps d’enlever la confusion. »

S’appuyant sur une série de versets bibliques, notamment Exode 12, Lévitique 22:4, 2 Chroniques 30:1, Matthieu 26:2, 1 Corinthiens 5:7, et plus tard 1 Corinthiens 11:23-26, l’apôtre a guidé les fidèles à travers l’évolution historique de la Pâque, depuis l’Égypte jusqu’au Nouveau Testament.

Selon lui, le mot « Pâque » apparaît pour la première fois dans le contexte de la dernière plaie d’Égypte, lorsque Dieu frappa tous les premiers-nés égyptiens, épargnant les Israélites grâce au sang de l’agneau appliqué sur les linteaux des portes. Ce moment dramatique a donné naissance à une fête ordonnée par Dieu lui-même.

Mais l’apôtre souligne que, contrairement à ce que beaucoup pensent, la Pâque n’a pas de date fixe :

« Dieu a fixé une date à l’époque, mais au fil des années, les hommes en accord avec Dieu l’ont modifiée. Cela démontre que ce n’est pas la date qui compte, mais la signification. »

Il a également rappelé qu’au fil du temps, les pratiques autour de la Pâque ont changé. Sous le règne du roi Ézéchias (2 Chroniques 30), par exemple, on a célébré la fête avec des vaches au lieu de l’agneau originel. Pour l’apôtre Mushagalusa, ce n’est pas ce que l’on mange qui fait la Pâque, mais ce que cela représente spirituellement.

Le cœur de son message réside dans une relecture du passage de 1 Corinthiens 11:23-26, où Paul décrit le repas du Seigneur institué par Christ.

« Le souvenir du Christ ne se limite pas à un dimanche d’avril ou à une fête annuelle. À la Cité de Refuge, Pâques c’est chaque jour, à la maison comme à l’église. Chaque fois qu’un croyant mange ou boit en étant en bon terme avec Christ, c’est une célébration de la Pâque. » a-t-il déclaré.

C’est dans cette dynamique que l’église pratique la prière sur l’eau, qui devient alors du “Bonganga”, symbole de guérison spirituelle et physique. Selon l’apôtre, cela rejoint l’essence même de la Pâque : le salut, la purification, et la guérison par le sang et le corps du Christ.

Dans le même souffle, l’apôtre a abordé le cas de Noël, également non célébrée par l’Église Cité de Refuge. En posant une question qui semble rhétorique, mais provocante, il a dit :

 « Comment quelqu’un qui est né le 25 décembre peut-il mourir en avril ? »

Une question qu’il dit reprendre du prophète Mulindwa Jules, visionneur de cette église. Ce dernier, tout comme l’apôtre Mushagalusa, estime que ces fêtes relèvent plus de traditions humaines que d’une vérité spirituelle ou biblique.

En réponse aux arguments souvent avancés par d’autres chrétiens, qui affirment que les fêtes comme Noël ou Pâques sont des “souvenirs symboliques, pas des pratiques réel” l’apôtre reste ferme : « On ne rend pas hommage à Jésus-Christ une fois par an. Nous vivons avec lui chaque jour, et chaque jour nous nous souvenons de lui. »

Cette approche biblique est en rupture avec la pratique des nombreuses églises évangéliques, catholiques ou protestantes qui organisent des veillées, des cultes spéciaux, des représentations théâtrales ou encore des baptêmes massifs pour marquer la résurrection du Christ.

Mais pour l’Église Cité de Refuge, ces cérémonies sont perçues comme des rites sans substance spirituelle réelle, si elles ne s’inscrivent pas dans un engagement quotidien avec Christ.

L’apôtre Dr Mushagalusa Caleb a donc réitéré que la foi en Christ ne se vit pas selon le calendrier, mais dans une relation constante avec le Sauveur. À l’Église Cité de Refuge, chaque jour est une occasion de vivre la Pâque, non en mangeant un repas spécial, mais en marchant dans la vérité du Christ.

 « Jésus-Christ n’est pas un souvenir d’avril, c’est une présence vivante en nous chaque jour. » a-t-il conclu, sous les applaudissements nourris des fidèles.

Clement M. Softly

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