Lors du culte du jeudi 25 décembre 2025, à l’Église Cité de Refuge à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le prophète Mulindwa Jules est longuement revenu sur la célébration du 25 décembre, communément présentée comme la date de la naissance de Jésus-Christ. Une fête qu’il a qualifiée de non biblique, voire antichrist.
Devant une assemblée nombreuse, le leader religieux a affirmé que la Bible ne mentionne nulle part la date de naissance de Christ, remettant ainsi en cause la légitimité spirituelle de Noël.
« Le 25 décembre n’est pas la fête de naissance de Christ. Sa date de naissance n’est pas connue dans la Bible. Si tu veux fêter la naissance de Christ, fête-la chaque jour de ta vie », a-t-il déclaré.
Selon lui, la véritable célébration de la naissance du Christ ne repose pas sur une date précise, mais sur la manifestation quotidienne de la paix, de la guérison et des bienfaits de Dieu dans la vie du croyant.
« Le jour où Christ est né, il est venu avec la paix. Si tu vois la paix dans ta vie, s’Il te guérit, s’Il fait de bonnes choses dans ta vie, alors fête Sa naissance », a-t-il ajouté.
Le prophète Mulindwa Jules s’est également exprimé sur la pratique du baptême des bébés, souvent célébré dans la nuit du 24 au 25 décembre dans certaines confessions chrétiennes. Il a remis en question la validité biblique de cette pratique.
« Le baptême fait aux bébés n’est pas un baptême biblique. Est-ce que cela existe dans la Bible ? Peut-on être baptisé sans croire ? Les bébés ont-ils la foi pour croire ? », s’est-il interrogé.
S’appuyant sur les Écritures, il a rappelé que le baptême est une décision personnelle, prise en pleine conscience après avoir cru en Christ.
« Christ Lui-même a été baptisé à l’âge de 30 ans. Jusqu’à cet âge, Il faisait l’œuvre de Dieu sans être baptisé. Le baptême vient quand on a grandi, quand on sait discerner et décider », a-t-il expliqué.
Poursuivant son enseignement, le prophète a affirmé que certaines pratiques religieuses du 25 décembre viseraient, selon lui, à détruire spirituellement des générations, établissant un parallèle avec le massacre des enfants ordonné par le roi Hérode dans la Bible.
« Leur mission n’est pas sainte. Ils veulent détruire des générations spirituellement, en coupant les têtes, comme Hérode l’a fait », a-t-il dénoncé.
C’est dans ce contexte que l’Église Cité de Refuge organise chaque année un culte spécial de délivrance le 25 décembre, avec notamment des séances d’onction à l’huile bénite, destinées, selon le prophète, à « restaurer les têtes spirituellement » des fidèles.
Ce message, fortement applaudi par l’assemblée, s’inscrit dans la ligne doctrinale de l’Église Cité de Refuge, qui rejette les fêtes qu’elle considère comme issues de traditions humaines et non fondées sur les Écritures.
Clément M. Softly
