“Tu peux servir Dieu et être rejeté au dernier jour” : l’apôtre Caleb interpelle les fidèles à une vraie conversion

“Tu peux servir Dieu et être rejeté au dernier jour” : l’apôtre Caleb interpelle les fidèles à une vraie conversion

Ce dimanche 11 mai 2025 à l’église Cité de Refuge Goma, les fidèles ont été profondément interpellés par un message percutant livré par l’apôtre Dr Mushagalusa Caleb, centré sur la nécessité de vivre une vie conforme à la volonté de Dieu, au-delà des apparences religieuses. En se basant sur 1 Pierre 4:7-11, le prédicateur a insisté sur l’urgence de la préparation spirituelle à l’approche de la fin des temps.

« La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière », a-t-il rappelé, soulignant la gravité du moment.

L’ambiance était à la fois solennelle et introspective alors que l’apôtre ouvrait son message par un avertissement frappant :

« Tu peux frapper les démons, réaliser des miracles, être diacre, présent à chaque événement de l’église… Mais devant Dieu, le jour du jugement, Il peut te dire qu’Il ne te connaît pas. Avant tout, il faut contrôler ses actes et la vie qu’on mène envers ses proches », a-t-il lancé, invitant l’assemblée à une profonde remise en question.

Au fil de sa prédication, Dr Mushagalusa Caleb a déconstruit certaines illusions que les croyants peuvent entretenir à propos de leur salut. Il a insisté sur le fait que l’appartenance à une église, même engagée et dynamique, ne garantit pas automatiquement une place dans le royaume des cieux.

« Être fidèle de l’église Cité de Refuge ne garantit pas la place au paradis. Je me rappelle quand le prophète Mulindwa Jules prêchait ici ; il a dit un mot que je n’oublierai jamais : “Nous pouvons être ici, avec tout ce que nous accomplissons, mais seulement 2 % appartiennent réellement à Dieu.” »

Cet avertissement a eu l’effet d’un électrochoc pour plusieurs fidèles, certains visiblement touchés en profondeur par cette remise en cause.

Reprenant l’évangile selon Jean 6:2, où il est dit que « beaucoup suivaient le Christ à cause des miracles qu’il faisait sur les malades », l’apôtre a mis en garde contre la tentation de se reposer sur les œuvres spectaculaires de Dieu comme preuve de sa faveur éternelle.

« Dieu nous a donné une grâce particulière ici : il guérit les maladies, il répond à temps. Mais sachez que les miracles ne suffisent pas pour garantir une place au ciel. Ce sont des devoirs de notre Père de nous rendre heureux malgré nos comportements. Il peut réaliser des miracles dans ta vie et pourtant te rejeter le jour du jugement. »

Avec une voix ferme et un regard grave, il a poursuivi : « Même les témoignages passeront avec toi. Il y a quelque chose qui est éternel : ce sont tes actes. Assure-toi qu’ils te mènent vraiment vers cette vie éternelle. »

Dans une tonalité encore plus directe, le leader spirituel a confronté ses fidèles à leurs responsabilités :

« Oui, d’autres ignorent peut-être la grâce, mais toi ? Dieu nous a envoyé son prophète, Mulindwa Jules. Il prêche la vérité. On voit la présence de Dieu ici. Alors, quel est ton motif ? C’est dommage d’être de cette église, voir tout cela… et finir en enfer. »

L’apôtre a mis l’accent sur la cohérence entre l’engagement spirituel dans la société et la vie personnelle. Il a vivement dénoncé l’hypocrisie spirituelle : « Se faire saint à l’église et être une mauvaise personne dans son quartier ne sert à rien. Il y en a qui se donnent une image de saint ici, mais ailleurs, même Satan s’étonne de leurs actes ! »

Le verset central de la prédication, 1 Pierre 4:7–11, a servi de fil conducteur tout au long du culte. Le passage exhorte les croyants à être sages, sobres, à prier avec ferveur, à exercer l’hospitalité sans se plaindre et à se servir les uns les autres avec amour, comme de bons intendants des grâces de Dieu.

« Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans murmures. Soyez sages dans vos actes. C’est avec vos comportements envers vos proches que se trace votre finalité. »

Ce message a résonné comme un appel urgent à la sanctification personnelle, à l’amour du prochain et à une foi authentique, débarrassée des faux-semblants.

Alors que le culte touchait à sa fin, le silence pesait dans l’assemblée. Les mots de l’apôtre Mushagalusa Caleb avaient frappé les cœurs. Loin d’un discours motivant ou sensationnel, son message était un cri d’alarme, un appel au réveil spirituel dans un monde où les apparences religieuses peuvent masquer un vide intérieur profond.

Clément M. Softly

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