Le culte de ce dimanche 04 Mai 2025 a été ponctué de chants fervents et surtout de témoignages saisissants qui ont ému l’assemblée. Parmi les plus marquants : celui de madame Furaha, une femme autrefois brisée par la misère, aujourd’hui restaurée par la foi.
Face à la congrégation, madame Furaha a raconté, avec émotion, la vie difficile qu’elle a traversé avant de connaître la transformation. « Je suis arrivée ici pauvre. Parmi les catégories de pauvres, j’étais tout en bas. Je vivais dans une maison dont les chambres étaient séparées par des cartons », a-t-elle confié. Cette habitation précaire ne leur appartenait même pas, mais plutôt, un chantier inachevé d’un membre de la famille qui, par pitié, leur avait proposé d’y vivre, à condition qu’ils y installent une porte.
Trouver cette porte fut un véritable défi. « Nous étions si pauvres que même acheter une porte semblait impossible. J’avais un capital de 5 dollars. Mon mari, lui, allait de maison en maison chercher du travail pour laver, repasser et faire la vaisselle. Par mois, il gagnait à peine 15 dollars. » Grâce au soutien du même bienfaiteur, ils finiront tout de même par avoir une porte. Mais sans murs, ils ont dû improviser : elle et son mari parcouraient les boutiques pour récupérer des cartons de marchandises afin de construire de simples cloisons, transformant ainsi le chantier en logement.
Le déclic de leur changement de vie viendra d’un motard ami de son mari, qui leur parle d’un pasteur différent des autres. « Il nous a dit avoir vu un pasteur qui donnait de l’argent aux fidèles vulnérables. Contre toute attente, lui qui pensait que les pasteurs cherchaient à se faire de l’argent, avait été frappé de voir un homme de Dieu donner au lieu de recevoir. »
Cette révélation pique l’intérêt de Furaha. À la deuxième rencontre avec ce motard, elle insiste pour avoir l’adresse. Il s’agissait de l’église Cité de Refuge du prophète prophète Mulindwa Jules.
Dès son arrivée, elle constate de ses propres yeux :
« J’ai vu le prophète aider quelqu’un avec de l’argent. Je me suis dit : ce sera mon tour. » Elle assiste à plusieurs cultes sans rien recevoir, mais persiste. À travers les enseignements et prières, sa foi grandit. Elle décide alors d’agir : « J’ai parlé à mon mari. Je lui ai dit d’arrêter les petits travaux. On a mis ensemble ses 15 dollars et mes 5 dollars pour acheter des légumes à Minova. »
Sans avoir reçu un seul franc de l’église, elle lance son petit commerce. En cinq mois, grâce à la régularité au culte et la foi qu’elle développe, elle parvient à acheter une parcelle. Une transformation radicale.
Son témoignage prend une tournure encore plus incroyable : « J’ai construit ma maison, j’ai cimenté, j’ai construit une clôture. J’ai acheté un matelas. Et ce n’est pas tout, j’ai encore acheté quatre autres parcelles. Je suis bien. » Devant l’assemblée, elle demande avec fierté : « Comment vous me voyez ? » Les fidèles, unanimes, répondent : « Bien habillée, très cool ! »
Mais au-delà de la pauvreté matérielle, madame Furaha portait une autre lourde souffrance : celle de son enfant atteint d’un cancer ORL, une forme rare et grave de cancer touchant les oreilles, le nez et la gorge. « Il sortait des liquides par le nez et les oreilles, mais on ne pouvait pas consulter, faute de moyens. » Grâce à l’église Cité de Refuge, non seulement sa situation économique s’est améliorée, mais son enfant a été guéri.
Le témoignage de Furaha met en lumière l’action concrète et sociale de l’église Cité de Refuge, bien au-delà des discours religieux. Sous la conduite du prophète Mulindwa Jules, cette église s’est illustrée par son engagement envers les plus vulnérables.
En cette matinée du 4 mai 2025, l’émotion était palpable. Le public, touché, n’a pas simplement assisté à un culte, mais à une célébration de la résilience, de la foi, et de la puissance de transformation spirituelle et sociale.
Clément M. Softly
