Lors du culte dominical organisé ce dimanche 2 août 2026 à Kinshasa, le prophète Dr Mulindwa Jules, visionnaire de l’Église Pentecôtiste Lumière du Monde (EPLM), communément appelée Cité de Refuge, a consacré une partie de son enseignement aux pratiques observées lors des deuils. À travers plusieurs exemples, il a exhorté les fidèles à revoir leur manière de considérer la mort, estimant que certaines habitudes culturelles contribuent à entretenir, une proximité avec celle-ci.
S’appuyant sur des illustrations de la vie quotidienne, le responsable de l’Église a comparé la manière dont une personne accueille un visiteur à la façon dont certaines familles réagissent lorsqu’elles sont frappées par un décès.
« Quand tu reçois un visiteur, tu prends bien soin de lui, tu le nourris, tu lui donnes à boire, tu l’héberges et même de l’argent avant son départ. Lorsqu’il reviendra, il voudra naturellement revenir chez toi parce qu’il sait qu’il y est bien accueilli », a-t-il expliqué devant les fidèles.
Poursuivant son enseignement, le prophète Mulindwa Jules a établi un parallèle entre cette situation et les cérémonies funéraires.
Selon lui, les dépenses importantes, les uniformes de deuil, les festivités et certaines pratiques observées lors des funérailles sont une manière de « recevoir » la mort.
« Lorsque la mort voit comment vous l’accueillez, elle se dit : “Ici, on m’aime bien, je vais rester.” C’est pourquoi je vous dis : ne mettez pas la mort en valeur », a-t-il déclaré.
« Mon peuple périt par manque de connaissance »
Au cours de son message, le prophète s’est appuyé sur Osée 4:6, qui déclare : « Mon peuple périt par manque de connaissance. »
Selon son interprétation de ce passage biblique, plusieurs familles continueraient à vivre des deuils répétitifs parce qu’elles perpétuent certaines traditions qu’il considère incompatibles avec les enseignements bibliques.
Il a ainsi exhorté les fidèles à ne pas glorifier les cérémonies de deuil et à développer une culture de la vie plutôt qu’une culture centrée sur la mort.
« Ignore les deuils pour que la mort te laisse », a-t-il lancé à l’assemblée, invitant les participants à reprendre cette déclaration.
Une distinction entre décès prématuré et long accomplissement de la vie
Le responsable de l’Église Cité de Refuge a également partagé sa vision concernant la durée de la vie humaine.
Il a déclaré qu’il ne peut pas participe aux funérailles de personnes décédées avant l’âge de cent ans, estimant qu’un tel décès ne correspond pas, à l’accomplissement complet des jours accordés par Dieu.
À l’inverse, il considère qu’une personne ayant vécu au-delà de cent ans peut être célébrée pour avoir achevé le temps de vie que Dieu lui avait accordé.
À travers plusieurs exemples, parfois ponctués d’humour, il a expliqué qu’un jeune père ou une jeune mère laisse souvent derrière lui une famille encore en pleine construction, ce qui rend, un départ prématuré particulièrement douloureux.
Exhortation à rechercher une longue vie
Pour soutenir son enseignement, le prophète Mulindwa Jules a cité Exode 23:25-26, où Dieu promet de bénir son peuple, d’éloigner la maladie et de remplir le nombre de ses jours.
Selon lui, ce passage montre que la volonté de Dieu est de permettre à l’être humain d’accomplir pleinement son temps sur la terre avant de quitter ce monde.
« Dieu est Père. Il ne souhaite pas la mort prématurée de ses enfants. La Bible dit que si nous le servons, il remplira le nombre de nos jours », a déclaré le prophète.
Tout au long de cette prédication, le visionnaire de l’Église Cité de Refuge a encouragé les fidèles à adopter une vision de la vie fondée sur la foi, l’espérance et la promesse d’une longue vie, tout en les invitant à abandonner, les pratiques contraires à cette vision biblique.
Clément M.
