Le prophète docteur Mulindwa Jules a dirigé, ce dimanche 11 octobre 2026, un grand culte au stade Kibasa Maliba, communément appelé stade de la Kenya, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Devant une foule nombreuse de fidèles et de sympathisants, le responsable de l’Église Cité de Refuge a développé plusieurs enseignements portant notamment sur la guérison, la prière, l’onction divine et la situation politique de la République démocratique du Congo. Il a également annoncé une décision inhabituelle concernant les offrandes à la fin de la célébration.
Lubumbashi a accueilli, ce dimanche 11 octobre 2026, un grand rendez-vous spirituel organisé au stade Kibasa Maliba, également connu sous le nom de stade de la Kenya. En séjour dans la capitale provinciale du Haut-Katanga, le prophète docteur Mulindwa Jules a réuni de nombreux fidèles de l’Église Cité de Refuge autour d’un programme consacré à la prière, à l’enseignement biblique et à la délivrance.
Dès les premières heures de la matinée, les participants ont commencé à affluer vers le stade. Aux environs de 9 heures, l’enceinte affichait complet, témoignant de la forte mobilisation autour de cette célébration.
Le programme a débuté par une séquence consacrée aux témoignages, au cours de laquelle des participants ont partagé leurs expériences. Ces interventions ont été suivies des chants d’ouverture, donnant le ton à une célébration placée sous le signe de la louange et de la prédication.
La chorale Sifa za Kristo, dirigée par le chef de chœur Dieu-Aime Song, est ensuite montée sur le podium pour conduire les chants de louange et rendre gloire au Christ. Cette séquence musicale a préparé l’assistance à la suite du programme.
Après les témoignages et les chants, un autre temps fort a marqué la célébration : la présentation des apôtres responsables des différentes succursales de l’Église Cité de Refuge Lubumbashi.
À cette occasion, les responsables ont mis en avant l’implantation de l’Église dans plusieurs quartiers de Lubumbashi. Selon les informations en notre possession, le réseau local compte désormais 22 églises réparties dans différentes parties de la ville.
Parmi les implantations citées figurent notamment Kasenga, Pweto, Malambwe, Kashamata/Golf Faustin, Golf Juge/Kipushi, Mega Store, Manoah, Rwashi, Kamalondo, Kamasaka, Forest, Kasangiri, Gekamin, Katuba, Wantashi, Kasapa, Sambwa, Kawama, Kalebuka et Bel’Air, cette dernière étant présentée comme le siège de l’Église dans la ville. Cette présentation a permis de mettre en lumière le travail des responsables locaux ainsi que l’organisation du réseau des succursales de la Cité de Refuge dans la capitale provinciale du Haut-Katanga.
« La mienne suffit » : Mulindwa Jules développe son enseignement sur la guérison
L’un des moments les plus attendus de la journée est intervenu aux environs de 13 heures, lorsque le prophète docteur Mulindwa Jules est monté à la chaire pour délivrer son message.
Comme à son habitude, il a commencé sa prédication par sa salutation devenue emblématique : « Shalom », une proclamation de paix du Christ adressée aux fidèles.
Dans son enseignement, le prédicateur a abordé les questions de la foi et de la guérison divine. S’appuyant sur l’épisode biblique de Lazare, ramené à la vie par Jésus-Christ, il a expliqué que, selon sa compréhension de cet épisode, la guérison ne dépend pas nécessairement de la foi de la personne qui la recherche.
« Lazare dans la tombe n’avait pas de foi, mais le Christ l’a ramené à la vie. Je n’ai pas besoin de ta foi pour que tu sois guéri, la mienne suffit. Aujourd’hui, tu seras guéri », a déclaré le prophète Mulindwa Jules devant l’assistance.
Ce message a constitué l’un des axes majeurs de sa prédication. Le responsable religieux a ainsi mis l’accent sur sa conception de la foi et sur la place qu’il accorde à l’intervention divine dans le processus de guérison.
Poursuivant son enseignement, le prophète docteur Mulindwa Jules a abordé la question de la prière, qu’il a comparée à une conversation entre un enfant et son père ou entre deux amis.
Selon lui, la prière ne doit pas être réduite à des gestes extérieurs ou à des pratiques particulières. Il a notamment remis en question l’idée selon laquelle il serait indispensable de s’agenouiller ou de se priver de nourriture pour s’adresser à Dieu.
« Une prière est comme une conversation entre un enfant et son père ou entre amis. Vous n’avez pas besoin de vous agenouiller ou de vous priver de nourriture. Dieu est ton père. La seule condition, c’est d’abandonner les péchés. Si tu abandonnes les péchés, tu vas parler avec ton père sans condition, et pas besoin d’intermédiaires », a-t-il enseigné.
À travers ces propos, le responsable de la Cité de Refuge a insisté sur la nécessité d’abandonner le péché afin de vivre une relation directe avec Dieu, selon sa conception de la vie spirituelle.
Le prophète Mulindwa Jules a également développé son enseignement sur l’onction divine et la manifestation des miracles au sein de l’Église.
Il a soutenu que l’action spirituelle ne devrait pas être limitée à une seule personne, estimant que l’onction divine doit pouvoir se manifester au-delà du seul prédicateur principal.
« L’onction divine est contagieuse. Si un soi-disant pasteur est le seul à opérer des miracles, alors sachez que ça ne vient pas de Dieu », a-t-il déclaré.
À travers cette affirmation, il a défendu sa vision d’une communauté religieuse dans laquelle les dons spirituels ne sont pas présentés comme l’apanage d’un seul responsable.
Deutéronome 17:14-15 : Mulindwa Jules évoque le leadership congolais
Au-delà des enseignements spirituels, le prophète docteur Mulindwa Jules a consacré une partie de sa prédication à la situation politique de la République démocratique du Congo.
Pour développer son propos, il a lu des passages du livre du Deutéronome, au chapitre 17, versets 14 et 15. Ces versets évoquent notamment le choix d’un roi issu du peuple, selon le texte biblique.
Le passage cité stipule :
« Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, lorsque tu le posséderas, que tu y auras établi ta demeure, et que tu diras : Je veux mettre un roi sur moi, comme toutes les nations qui m’entourent […] tu mettras sur toi un roi que choisira l’Éternel, ton Dieu ; tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère. »
S’appuyant sur cette lecture, le prédicateur a exprimé son soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il a présenté comme un Congolais de père et de mère.
Il a interprété ce passage biblique comme un appel à choisir un dirigeant issu du peuple congolais, établissant ainsi un rapprochement entre le texte des Écritures et sa position sur le leadership national.
Dans son développement, il a également utilisé l’image de la RDC comme une mère ayant mis au monde quatre enfants, qu’il a désignés par les termes « Mukongo », « Muswahili », « Mungala » et « Muluba ».
À travers cette image, le prophète a évoqué la diversité des communautés congolaises et présenté le pays comme un cadre commun auquel appartiennent ses différentes composantes.
Ses déclarations ont ainsi donné une dimension politique à cette célébration religieuse, en reliant son interprétation du texte biblique à sa vision du leadership et de l’identité nationale.
Le prédicateur est ensuite revenu sur son engagement, qu’il situe en 2012, en faveur d’une modification de la Constitution congolaise.
« J’ai commencé à sensibiliser à la modification de la Constitution congolaise en 2012 parce qu’elle ne profite pas au peuple congolais », a déclaré le prophète Mulindwa Jules à Lubumbashi.
Dans son intervention, il a expliqué que cette démarche s’inscrivait, selon lui, dans une volonté de changement au bénéfice de la population. Il a également établi un rapprochement entre son engagement personnel et celui qu’il attribue au président Félix-Antoine Tshisekedi concernant la question constitutionnelle.
« Je ne suis pas venu chercher de l’argent » : une décision inattendue concernant les offrandes
L’un des épisodes marquants de la célébration est intervenu vers la fin du culte, lorsque le prophète docteur Mulindwa Jules s’est exprimé au sujet des offrandes.
Dans une déclaration adressée aux participants, il leur a demandé de reprendre l’argent destiné aux offrandes et de l’utiliser pour répondre aux besoins de leurs familles, notamment pour nourrir leurs enfants.
« Reprenez l’argent de vos offrandes et achetez à manger pour vos enfants. Je ne suis pas venu chercher de l’argent. Aujourd’hui, vous ne donnerez pas d’offrandes », a-t-il déclaré.
Cette annonce a constitué un moment particulier de la célébration. Alors que les offrandes occupent une place importante dans la vie de nombreuses communautés religieuses, le prédicateur a choisi, à cette occasion, d’inviter les participants à conserver les sommes qu’ils prévoyaient de donner et à les consacrer aux besoins de leur foyer.
Cette décision met en avant une préoccupation pour les réalités matérielles auxquelles les familles sont confrontées. Elle souligne également l’importance accordée, dans ce message, aux besoins essentiels des fidèles, au-delà du cadre strictement religieux.
La célébration organisée au stade Kibasa Maliba s’est achevée par une déclaration de bénédiction prononcée par le prophète docteur Mulindwa Jules.
Du début du programme, marqué par les témoignages et les chants de la chorale Sifa za Kristo, jusqu’à la prédication et aux déclarations finales, ce grand rassemblement a réuni plusieurs dimensions de la vie de l’Église Cité de Refuge : la louange, l’enseignement biblique, la présentation de ses responsables locaux ainsi que les prises de position de son dirigeant sur des questions spirituelles et nationales.
Clément Mulindwa
