L’Église Cité de Refuge Goma, a été marquée ce dimanche 23 novembre 2025, par un témoignage particulièrement émouvant livré par Madame Claudine Fundiko Jacques, souvent appelée Maman Binja. Devant les fidèles réunis pour le culte dominical, elle est revenue sur plusieurs épreuves qu’elle affirme avoir traversées avant de vivre, selon elle, une intervention divine.
Prenant la parole, Claudine Fundiko a d’abord évoqué sa lutte contre le cancer du sein, une maladie qu’elle dit avoir affrontée avant de rejoindre l’Église Cité de Refuge.
« Je souffrais du cancer des seins avant mon arrivée ici. Mais depuis que je fréquente cette église, je suis guérie », a-t-elle déclaré, suscitant des applaudissements au sein de l’assemblée.
Elle a ensuite raconté un épisode douloureux vécu il y a quelques mois. Alors qu’elle revenait du marché, elle a sollicité un motard pour la ramener chez elle, « Malheureusement, il était un bandit, » a-t-elle expliqué.
Le conducteur l’aurait conduite dans un lieu isolé où l’attendaient ses complices. Claudine dit y avoir été frappée et dépouillée de ses biens, notamment son téléphone et l’argent qu’elle possédait. Relâchée vers 21 heures, elle avait réussi à regagner son domicile.
Mais le cœur de son témoignage concerne sa dernière grossesse, qu’elle décrit comme « une guerre spirituelle atroce ».
Selon ses propos, des complications importantes avaient été détectées lors d’un contrôle au centre hospitalier Murara. Les soignants lui auraient annoncé la rupture prématurée de la poche des eaux et une déformation du bras du bébé, laissant présager un accouchement difficile nécessitant une césarienne.
Elle a parlé également des interrogations du personnel médical : « Ils m’ont demandé si mon mari me frappait. J’ai répondu non. J’ai répondu non, parce que depuis notre mariage il ne m’a jamais levé la main dessus ». Une situation qui, selon elle, pourrait être liée au violent incident avec les bandits qui l’avaient enlevée et frappée quelques semaines auparavant.
Face à l’inquiétude qu’elle avait, son mari l’aurait encouragée : « Ce sont les médecins qui disent que tu auras des complications, mais qu’est-ce que dit notre Dieu ? »
Elle a poursuivi en expliquant ce qui s’est passé le lendemain : « Le lendemain, c’était un vendredi. Je suis venue au culte et j’ai raconté toute la situation à l’apôtre Dr Mushagalusa Caleb », témoigne-t-elle. Selon elle, l’apôtre l’a immédiatement rassurée malgré ses inquiétudes.
« Il m’a dit : N’aie pas peur, notre Dieu va se manifester. »
Mais, avoue-t-elle, la peur était tellement grande qu’elle n’arrivait même pas à croire à ces paroles.
Elle affirme que pendant la prière qui a suivi, une délivrance s’est déclenchée.
« Pendant la prière, la délivrance a commencé. J’ai été délivrée, et tout a été réparé. » dit-elle.
Lors du contrôle médical suivant, le lundi, les médecins auraient constaté la disparition des complications précédemment relevées.
« Ils étaient surpris de voir que tout était rentré dans l’ordre », a-t-elle témoigné.
Malgré une certaine appréhension, Claudine Fundiko explique avoir finalement accouché sans difficulté.
« Nous sommes arrivés à l’hôpital et quelques instants après, j’ai mis au monde mon garçon », raconte-t-elle.
En fin, Claudine a tenu à exprimer sa reconnaissance :
« Je remercie le Dieu du prophète Mulindwa Jules pour ce qu’il a fait dans ma vie. C’est une grande chose », a-t-elle déclaré sous les applaudissements de l’église.
Clément M. softly
