Gisèle MAFARA Ushindi, une jeune fille de 18 ans, a partagé ce dimanche 27 Avril 2025, son parcours de guérison et de rétablissement de sa féminité après avoir longtemps vécu avec une question sans réponse concernant ses règles menstruelles.
Depuis son enfance, Gisèle a vécu une expérience troublante avec son cycle menstruel. À l’âge de 7 ans, elle a eu ses premières règles, un événement qui l’a laissée perplexe, ne comprenant pas encore ce qui lui arrivait. « J’étais petite, mes parents m’ont envoyée vivre chez mes grands-parents, et c’est là que j’ai eu mes premières règles menstruelles. Mais je ne savais pas ce que c’était vraiment », raconte-t-elle.
À l’âge de 12 ans, Gisèle a eu à nouveau ses règles, mais c’était la dernière fois qu’elle les avait vues. Après cela, elle a attendu, espérant retrouver la régularité de son cycle. À 18 ans, elle a enfin connu ce que beaucoup de jeunes filles prennent pour acquis : le retour de ses règles. Cependant, ces longues années sans menstruations l’ont poussée à se poser des questions profondes sur son identité de femme.
« Je voyais ma petite sœur parler de ses règles et je faisais semblant, mais à l’intérieur, je me posais des questions sans réponse, me demandant si j’étais vraiment une fille », confie Gisèle, visiblement émue de pouvoir enfin partager son histoire.
Ce long cheminement a été marqué par des moments de solitude et d’isolement. « Mes amies parlaient de leurs règles, mais moi, je me sentais comme un garçon. Je n’avais rien à leur raconter, et je me sentais triste », avoue-t-elle. La guérison, pourtant, est venue de manière inattendue, à travers son engagement spirituel. C’est en rejoignant le groupe de Diaconie, où elle a commencé à servir Dieu en tant que diaconesse, qu’elle a ressenti une véritable délivrance. « Ma guérison est venue lorsque j’ai décidé de me consacrer au service de Dieu. Là, j’ai retrouvé ma féminité et mon équilibre », explique Gisèle, un sourire de soulagement sur les lèvres.
Le témoignage de Gisèle a également profondément touché sa mère, qui, jusqu’à ce jour, ignorait la souffrance de sa fille. « Quand elle m’a appelée ici devant, j’ai été surprise. Je remercie Dieu pour la restauration de ma fille », déclare-t-elle avec émotion.
Le témoignage de Gisèle est bien plus qu’une simple histoire de guérison physique. Il symbolise l’espoir et la foi qui, malgré les épreuves, peuvent mener à une transformation intérieure profonde. Pour Gisèle, ce jour-là, ce n’était pas seulement la fin d’une longue période de doute, mais aussi le début d’une nouvelle vie, enfin libre et épanouie.
Ce témoignage a été un moment fort du culte, rappelant à chacun l’importance de la foi et de la guérison spirituelle dans la vie des croyants.
Clément M. Softly
